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Dictionnaire des drogues et dépendances,Larousse, 2004.
Dispositif permettant d’éliminer les plus grossières impuretés physiques d’une préparation de drogue destinée à être injectée.
Les usagers de drogue injectables filtrent le soluté qu’ils vont utiliser, une fois préparé, à l’aide d’un coton ou d’un filtre à cigarette. Il est fréquent que ce dispositif soit réutilisé, par l’usager lui-même, mais aussi par d’autres usagers. Il s’agit dans les deux cas d’essayer de récupérer au mieux la drogue qui a pu rester fixée dans le dispositif. Or, la conservation, le partage ou la réutilisation des filtres (comme le partage des cuillères où est solubilisée la drogue) constituent des facteurs de risque majeurs de contamination (par les virus des hépatites B et/ou C mais aussi par le VIH ou des champignons) chez l’usager de drogue par voie intraveineuse.
Près de 30% des usagers de drogue français ont partagé un filtre au moins une fois au cours du dernier mois (données TREND 2002) et plus de 50% des séroconversions VHC chez les toxicomanes usagers de drogue par voie intraveineuse sont liées au partage de la cuillère et du filtre. Il importe donc de développer une politique de prévention intégrant la question du filtrage des drogues et de préconiser l’utilisation d’un filtre à usage unique.
Dans ce contexte, après le Steribox et le Stericup, l’association Apothicom a développé un filtre à membrane et à usage unique, stérile, non absorbant (ce qui limite le résidu et donc la réutilisation), dont le pouvoir de filtration est très supérieur aux filtres traditionnellement utilisés, ce qui limite le risque vasculaire (injection de particules) et le risque infectieux. Ce filtre (Sterifilt) est destiné à être directement adapté à tout type de seringue avec ou sans aiguille sertie.
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